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SCPI & Groupes de gestion : la concentration
du secteur se poursuit
Le mouvement de
concentration s'est poursuivi au niveau des Sociétés de Gestion. Leur
nombre a fortement diminué en 10 ans : on compte 32 Groupes au 31
décembre 2003.
Le secteur s'est recomposé autour de quelques grands groupes : trois
groupes de gestion (UFG, BNP Paribas et le Crédit Agricole) gèrent
49,52 % de la capitalisation.
Ce mouvement de concentration se poursuit au niveau des SCPI
elles-mêmes.
Ainsi le marché a connu en 2001 onze opérations de fusion aboutissant à
l'absorption de 23 SCPI et la liquidation de 10 SCPI (dont 9
Méhaignerie).
Le nombre de SCPI est passé de 157 en 2002 à 143 en 2003 à 137 en 2004.
Ce mouvement de concentration a permis de donner naissance à des SCPI à
la capitalisation significative. Le marché compte trois SCPI qui dépassent le milliard d'’ chacune et quinze qui capitalisent plus de 150 millions d'’.
La
capitalisation des SCPI
La
capitalisation à une date donnée correspond au nombre de parts existant
multiplié par le prix de marché à cette date (le capital initial est
inclus dans ce calcul).
Jusqu'en 1992, les gérants de SCPI fixaient librement le prix des parts
qui augmentait régulièrement. La crise immobilière et la loi de 1993,
qui obligeait les sociétés de gestion à fixer le prix des parts à
partir de la valeur d'expertise des immeubles, ont eu pour conséquence
la baisse de la valeur des parts de certaines SCPI et donc de la
capitalisation. Les années 98 et 99 constituent le début de la reprise
des SCPI. Ainsi, la capitalisation a recommencé à croître. Les années
2000 à 2002 ont confirmé cette amélioration.
En 2003, la capitalisation des SCPI a franchi le cap des 10 milliards
d’¤ et a atteint 10,5 milliards d’¤ soit une hausse de 12 % par rapport
à 2002.
Elle a poursuivi sa progression en 2004 pour atteindre 11,51 milliards d'’ ce qui représente une augmentation de 9 % par rapport à 2003.
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2004, la collecte poursuit sa progression
Les SCPI ont
vécu une période de forte croissance de 1985 à 1992, portées par la
"bulle immobilière", elles sont ainsi passées d'une collecte annuelle
de l'ordre de 152,449 millions d'¤ (soit près d'1 milliard de F), à une
collecte de plus de 1,829 milliard d'¤ (soit 12 milliards de F) par an.
Ensuite, les SCPI ont subi les incidences de la crise immobilière et
économique qui a réduit la collecte au niveau des années 80. Une
reprise de la collecte s'amorce en 1998, confirmée en 1999 et en 2000.
Elle est liée à la reprise de l'immobilier, à la croissance économique
retrouvée, et, par voie de conséquence logique, au regain d'intérêt des
épargnants qui redécouvrent les vertus de la SCPI, notamment comme
produit de retraite.
En 2002 et pour la quatrième année consécutive, la collecte des SCPI
s'est inscrit en très nette hausse à 401 millions d’¤ (soit une hausse
de 60 %.
La collecte nette (c'est à dire la collecte réalisée sur le marché
primaire via l'émission de parts nouvelles) a connu une nouvelle
accélération en 2003 et a plus que doublé par rapport à 2002 pour
atteindre 824 millions d’¤ (soit une hausse de 106 %).
En 2004, la collecte nette s'est rapprochée du milliard d'’, avec un montant de 915 millions d'’ (soit une progression de 11 % par rapport à 2003). Ce résultat est notamment dû au développement de la collecte des SCPI Robien.
La collecte brute (elle résulte de l'ensemble des souscriptions,
qu'elles interviennent dans le cadre d'augmentations de capital ou
d'achats sur le marché secondaire en compensation de la vente de parts
par certains associés) a atteint 1,026 milliard d'’ en 2003, soit une
progression de 74 % par rapport à 2002.
En 2004, la collecte brute est de 1,152 milliard d'’ (soit plus de 11 % par rapport à 2003).
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Le marché des
parts : 2 ans après la réforme,les transactions continuent de progresser
Le marché des
parts fonctionne, depuis le dernier trimestre 2002, selon les modalités
prévues par la Loi de juillet 2001.
Ainsi, périodiquement, à intervalles réguliers et à heure fixe, la
société de gestion confronte l'ensemble des ordres d'achat et de vente
préalablement centralisés, horodatés et inscrits sur un carnet d'ordres.
Cette confrontation permet de fixer un prix unique d'échange, appelé
prix d'exécution et établi net de tous frais. Il correspond à celui
auquel peut être échangé le plus grand nombre de parts.
Les transactions sur le marché des parts en 2003 ont atteint 201
millions d'¤ soit une hausse de 6,8 % par rapport à 2002.
La tendance s'est confirmée en 2004, les transactions ayant atteint 237 millions d'’, ce qui représente une hausse de 18 % par rapport à 2003.
Cette augmentation reflète la hausse des prix pratiqués sur le marché
et l'intensification des transactions, synonyme de meilleure liquidité.
Les
différents types de SCPI
Les SCPI dites "
classiques " ou " classiques diversifiées " privilégient le service
d'un rendement tout en cherchant à offrir, sur la durée, une protection
contre l'érosion monétaire.
Les SCPI dites " de plus-values " recherchent elles, à privilégier
l'évolution du capital.
Les SCPI dites " fiscales " ont été créées dans la continuité des
avantages fiscaux voulus par le législateur. Ces avantages fiscaux,
baptisés du nom du ministre des finances les instituant (Malraux,
Méhaignerie, Quilès, Périssol, Besson et maintenant Robien) ne sont
généralement acquis qu'au primo-détenteur des parts de la SCPI
concernée. L'obtention de l'avantage fiscal est, par ailleurs, assortie
de conditions de détention des parts ou de plafonnement des loyers.
Le patrimoine
des SCPI
Le patrimoine
des SCPI représente une surface totale de 7,58 millions de m² au 31
décembre 2002.
La répartition géographique du patrimoine (au 31 décembre 2002 et en
valeur vénale) est diversifiée : 44,2 % en Région Parisienne, 26,7 % en
Province, 28,2 % à Paris et 1 % à l'étranger.
(*)Source
: Institut de l'Epargne Immobilière et Foncière

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